Il y a deux façons de parler d'un territoire. La première consiste à en faire un sujet : des chiffres, des projets, des plans de rénovation, des déclarations. La seconde consiste à écouter ceux qui y vivent. C'est celle-là qu'on a choisie.

Une personne, une histoire

Un portrait MLJO, c'est quelqu'un qui accepte de s'asseoir et de raconter. Le boulanger de Magnanville qui ouvre à 4 h du matin depuis vingt-deux ans. La présidente d'association qui a monté un soutien scolaire dans un local prêté. Le jeune parti faire ses études à Lille et qui revient tous les étés parce qu'ici, dit-il, « les gens se parlent encore ».

On ne cherche pas l'exceptionnel. On cherche le vrai. Les histoires qui nous intéressent ne finissent pas toujours bien, elles ne sont pas toujours spectaculaires, mais elles disent quelque chose de juste sur ce qu'est vivre à Mantes-la-Jolie, à Mantes-la-Ville, à Limay, à Buchelay ou à Rosny-sur-Seine aujourd'hui.

Ceux qui sont partis comptent aussi

Le Mantois ne s'arrête pas à ses frontières. Beaucoup ont quitté le territoire pour les études, le travail, la famille — sans jamais vraiment couper le lien. Ils reviennent, ils envoient de l'argent, ils recommandent leur ville sans qu'on le leur demande. Ceux-là aussi ont leur place ici. Un portrait n'a pas besoin d'un code postal pour être mantais.

Ce que ça change

Un territoire qu'on ne raconte pas finit par être raconté par d'autres. Depuis des années, le Mantois apparaît surtout dans les médias nationaux quand quelque chose va mal. Le reste du temps : silence. Ce silence n'est pas neutre — il laisse le champ libre aux clichés.

Alors on fait l'inverse. On documente. Patiemment, un portrait après l'autre, on constitue une mémoire de ceux qui font tenir ce territoire debout. Pas pour embellir, pas pour faire de la communication. Pour qu'il en reste quelque chose.

Vous connaissez quelqu'un ?

Cette rubrique ne vit que si elle est nourrie. Si vous connaissez une personne dont l'histoire mérite d'être racontée — un proche, un voisin, un commerçant, quelqu'un dont vous vous dites régulièrement « il faudrait que quelqu'un parle de lui » — écrivez-nous. C'est comme ça que commencent la plupart de nos portraits.